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Spreeinsel International , 1993
Institutionnel
Urbanisme
Berlin, Allemagne
Dans la foulée de la réunification des deux Allemagnes, la reconstruction d’une importante partie de Berlin, le secteur Spreeinsel, faisait l’objet en 1993 d’un concours international d’idées. Situé dans une des parties les plus anciennes de la capitale, le site se caractérise par la superposition des hégémonies allemandes du siècle dernier, les régimes impériaux et communiste auxquels s’ajoutent les sévices de la seconde guerre mondiale. Destiné à accueillir un centre des congrès ainsi que les ministères de l’intérieur et des affaires étrangères, l’on vise à restructurer l’espace par un urbanisme nouveau.

Notre parti proposait trois thèmes dominants: la mémoire, l’acquiescement et le rejet. Sur le site du palais impérial, un vaste plan incliné gazonné crée un parc public formel au centre de la vieille ville, ensevelissant littéralement l’oppressive présence du Palast der Republik. Les vestiges des fondations du palais impérial sont exhibés comme artefacts aux abords du parc. Sous le parc loge le palais des congrès, en face de la rivière Spree, dont les façades latérales s’inscrivent dans les axes civiques principaux.

Occupant ainsi des immeubles actuels et nouveaux, les ministères génèrent une trame de rue et de squares qui acquiescent, renforcent et complémentent la typologie établie de l’urbanisme berlinois, mais rejettent la vacuité urbanistique communiste.
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Église Abbatiale de Saint-Benoît-du-Lac, 1994
Institutionnel
Parachèvement de l'église de l'abbaye de St-Benoît-du-Lac en Estrie
Saint-Benoît-du-Lac, Québec
Mention, Ordre des architectes du Québec, 1995
Premier prix, concours d’idées, 1989
Cette intervention, intégrée au contexte existant d’un monastère Bénédictin du début du 20e siècle, illustre le principe de superposition historique selon lequel le nouveau s’ajoute à l’ancien et contribue par additions successives à l’enrichissement d’un ensemble. En accord avec l’intention de l’architecte du complexe orignal, Dom Bellot, tel qu’analysé par Nicole Tardif-Painchaud, notre proposition n’essaie pas de « faire revivre le passé, mais plutôt de le comprendre afin d’exprimer son essence d’une manière contemporaine ».

L’église entière est ordonnée en fonction des exigences liturgiques de la vie monastique et vise à mettre en valeur le sanctuaire et l’autel vers lequel convergent les lignes architecturales en même temps que s’y concentre la lumière. Dans le sanctuaire, la progression horizontale culmine verticalement par le percement d’un vaste puits rectangulaire à travers lequel une lumière zénithale descend le long des fuseaux blancs directement au-dessus de l’autel, traduisant l’esprit mystique de ces lieux de recueillement et d’élévation. Des lanterneaux permettent également l’éclairage naturel des chapelles latérales.

La façade principale en granite exprime le volume de l’édifice et se prolonge verticalement par un pont évocateur de l’architecture abbatiale qui relie la tour existante et son belvédère du Nord à une nouvelle tour au Sud. Cette tour équilibre la composition de la façade et le pont permet la continuation du rituel de la promenade monastique par la contemplation de la beauté exceptionnelle du paysage environnant à partir de nouveaux points d’observation.
2 500m2
St-Benoît-du-Lac
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Pavillon de design de l'UQÀM, 1995
Institutionnel
Nouveau pavillon pour l'école de design de l'UQÀM
1440 rue Sanguinet, Montréal, Québec
Prix du Gouverneur Général du Canada, Institut royal d'architecture du Canada, 1998
Grand Prix d'excellence, Ordre des architectes du Québec, 1996
L’aménagement d’un lieu d’enseignement et de création superposé à la problématique urbaine complexe et stratégique du site choisi concrétise notre vision d’une architecture qui s’alimente des contraintes que lui impose la fréquentation d’un lieu chargé d’ambiguïté, en continuité, mais également en rupture avec son passé. Le caractère spécifique du projet est en outre lié à l’importance pédagogique et au rayonnement culturel du Département de Design dans les milieux de l’architecture, du design et du graphisme.

Un site, très serré et de forme irrégulière, orienta une organisation verticale des fonctions sur huit niveaux pour cette école de 10 000 m2. Les grands ateliers aux étages supérieurs sont séparés horizontalement des locaux administratifs par une faille profonde et verticale qui laisse pénétrer une lumière naturelle et zénithale jusqu’au cœur du bâtiment, tout en devenant le lieu privilégié d’identification des activités internes de l’école. Le rez-de-chaussée est partiellement occupé par une grande salle d’exposition renforçant ainsi le caractère public et ouvert de cette école. Le potentiel civique de la ruelle existante est mis en valeur en transformant son rôle actuel de voie de service en cour-jardin qui accueille les débordements des activités culturelles de l’école.
11 000m2
Université du Québec à Montréal